Pensée juive
Un élément éssentiel pour l'iherméneutique.
Machashabah (מַחֲשָׁבָה) :
La pensée pure (mahashavah) est indéterminée; au commencement (aleph), elle se pense elle-même sans fin (dans l'infini, Ensof).
" soyez enracinés et fondés en lui, affermis dans la foi telle qu'elle vous a été enseignée, et soyez-en riches en exprimant votre reconnaissance à Dieu." Colossiens 2:7 S21
Nous avons l’habitude de dire, lors de nos temps d’enseignement de l’hébreu biblique, que la pensée juive est déterminante pour que l’apprentissage de l’hébreu ne reste pas purement théorique.
Aujourd’hui, l’hébreu biblique est enseigné un peu partout. Pourtant, comment se fait-il que la théorie du remplacement de tout Israël continue de prospérer ? Cela nous pousse à réfléchir : connaître une langue – par exemple le français – ne donne pas pour autant l’identité ou la culture liées à ce peuple.
Pour acquérir cette pensée, il faut s’intéresser davantage au peuple en question : son histoire, ses croyances, ses coutumes, et surtout le contexte dans lequel certains événements ont eu lieu. C’est exactement cette démarche que suit la pensée hébraïque, ou pensée juive.
Pour bien comprendre les textes bibliques dans leur contexte — le but de chaque livre, l’identité de l’auteur, les raisons de ses affirmations, etc. — il est crucial que l’étude de l’hébreu biblique ne soit pas seulement intellectuelle, mais aussi une démarche du cœur.
Autrement dit, étudier l’hébreu biblique sans la pensée hébraïque, c’est risquer de passer à côté de l’essentiel.




